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Comment j’ai arrêté mon addiction au sucre / chocolat : C’est un article un peu particulier aujourd’hui, où je chausse le « je » pour vous partager mon expérience personnelle. J’ai été une accro au sucre et surtout au chocolat. J’emploie le passé mais en réalité cela fait partie de moi, comme toute addiction parait-il. Certaines personnes sont dépassées par cette notion, parfois moqueurs, comment peut-ton être dépendant au chocolat ? Voici mon expérience et mes solutions.

Mon état des lieux

Il faut savoir que je n’ai absolument aucune addiction, je ne fume pas, ne bois pas, ne me tue pas de façon pathologique au travail, je suis peut-être un peu accro à la salle de sport mais rien qui ne franchisse la limite de la normalité. Mais voilà, le chocolat a eu raison de moi. J’ai toujours eu une forte amitié avec le chocolat, aussi loin que je me rappelle. Mais à bien y réfléchir je pense que cela s’est transformé en amour passionnel et inconditionnel au lycée, période compliquée à gérer pour moi, sans pour autant être déprimée. Le sucre est devenu un réconfortant confident. C’est-à-dire que j’achetais deux boites de biscuits par jour pour moi seule, en plus des desserts à chaque repas (une boite de Delichoc et une de Fingers, puis un paquet de Prince et de Brownie etc.). Non seulement je dévorais tout mais en plus à une vitesse éclaire au chocolat, souvent devant l’air ébahi de mes camarades. L’heure de faiblesse se situait entre 16 et 18h. Je pouvais être très raisonnable et tenir bon toute la journée, mais cette heure arrivée je ne répondais pus de rien !

La remise en question

J’ai la chance de pouvoir manger sucré et chocolaté sans prendre beaucoup de poids. Une chance, ou pas car finalement la remise en question tarde à arriver. Cela à continué, puis passés 24 ou 25 addiction-sucre-chocolat-01ans mon corps a commencé à changer. Les tablettes de chocolat apparaissent sur le ventre, et pas celles souhaitées bien évidemment ! Donc j’ai décidé de me mettre au sport. Le problème esthétique était en partie résolu. Le chocolat absorbé ne laissait plus de traces sur mon corps. Mais le souci psychologique continuait. Des crises d’engraisse ! Toutes sortes de chocolats (bas de gamme, haut de gamme) mais surtout de l’industriel. Illumination ! Je répète surtout de l’industriel. Je vous dis ça simplement car je me suis rendue compte que j’étais complètement accro à tout ce qui parait nos rayons goûters de supermarchés. Y aurait-il des « substances » qui nous rendent dépendants ? Le taux de sucre ajouté au chocolat pourrait-il y être pour quelque chose ? Le début de la réflexion et de la compréhension… et donc de la « guérison ».

Les gâteaux industriels

J’ai souhaité avoir une routine saine, pour ce faire j’ai appliqué quelques changements à ma liste de course habituelle. Je fais mes courses le ventre plein déjà, pour ne pas céder, voire sur internet en Drive. Je n’achète plus aucun gâteau de supermarchés, en revanche j’ai toujours dans mon panier : des fruits, des fruits secs, des amandes et/ou noisettes, du fromage blanc 0%, du miel et/ou sirop d’agave, du muesli sans sucre mais avec quelques copeaux de chocolat noir et des flocons d’avoine. Autant d’articles, outre les fruits, que je n’avais jamais dans mes placards. Tous ces ingrédients constituent à ce jour 90% de mes encas. Je me suis obligée à avoir de nouvelles habitudes : Le matin, avant je ne mangeais pas, ou alors des Belvita ou autres biscuits industriels à 10h. Maintenant je me fais mes pancakes ou gaufres protéinés (recette ici) avec un fruit et un thé vert au réveil, résultat à midi je mange moins. Pour stopper mon envie de dessert au déjeuner je bois un café (je n’aime pourtant pas particulièrement cela, mais il me coupe l’envie un temps). Pour le moment de faiblesse de la journée, et c’est là le plus difficile même à ce jour, à 16h je mange 10 amandes avec un thé et une pomme. Pour dessert le soir avant de me coucher, une tasse de fromage blanc 0% avec une cuillère à moka de miel ou sirop d’agave, mélangé à moitié flocons d’avoine et muesli et au moins un fruits ajouté. Je me régale à chaque fois. Ça tient au corps et il y a une réelle valeur nutritive. Bref j’ai complètement abandonné la facilité des supermarchés. Et devinez quoi ? après quelques mois cela ne me manquait presque plus. Si bien, que je me suis autorisée un petite douceur quotidienne à partir de ce moment là, pour na pas créer de frustration. Un Schoko-bons en fin de repas, ou une banane recouverte de chocolat noir fondu par exemple. Il ne faut pas renier sa gourmandise, il faut simplement la contrôler.

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Le transit

Ce nouveau fonctionnement est le mien ce jour encore. Pourquoi les paquets de gâteaux industriels ne me manquent plus ? Car avant toute chose, je n’en achète plus, donc si j’ai une crise de « boulimie » je suis contrainte de me rabattre sur ce que j’ai dans mes placards donc du sain. D’autre part, (attention on entre en phase très sexy), car mon organisme me remercie. Je n’ai plus aucun problème à ce niveau. Avant, je n’avais pas conscience du dérangement intestinal puisque c’était un mode de vie, mais j’ai vu le changement au fur et à mesure des semaines. Plus aucun maux de ventre ou l’envie soudaine d’aller aux toilettes. Tout n’est que calme (luxe et volupté). Pour encourager ce nettoyage intérieur je continue à faire régulièrement des cures detox dont vous avez la recette ici. En somme, je suis belle de l’intérieur, et ça se voit à… 😉

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La peau

Passons les soucis hormonaux indépendants de l’alimentation. J’ai toujours eu un ou deux gros boutons qui apparaissaient par-ci par-là. Rien de défigurant (Merci Dieu du fond de teint), bien qu’ils se logeaient toujours où il fallait (milieu du front ou nez !) mais en tant que femme vous comprendrez mon désarroi. L’arrêt de gâteaux industriels a aussi rendu ma peau plus saine. J’ai toujours de petits comédons liés à mon contraceptif mais terminés les boutons !

L’enfer, c’est l’autre

La difficulté venait déjà de moi et de ces pulsions incontrôlées et incontrôlables, mais je m’étais mise un coup de pied au derrière et ma volonté me guidait sur la bonne voie. L’ennui secondaire était les autres (Sartre aurait confirmé ^^). Eux, les collègues, les amis, la famille, le conjoint, qui connaissent cette addiction au chocolat mais la voit comme un plaisir et achète des éclairs au chocolat par-ci, des Kinder par-là pour nous donner le sourire, connaissant notre enthousiasme débordant. Comment refuser ? Cette difficulté a finalement été la plus compliquée à combattre. Retrouver un pain au chocolat sur son bureau, on ne peut décemment pas le jeter ? Mon homme qui m’offrait un gâteaux pour 6 personnes d’un grand pâtissier à moi toute seule, comment cracher dessus ? etc. L’entourage ne comprend pas l’importance qu’on a à vouloir manger différemment, après tout « tu as de la marge, tu n’es pas à une tartine de Nutella près ». Le problème n’était plus esthétique, mais psychologique, et le faire admettre est compliqué. Ne comptez pas trop la dessus d’ailleurs ! Il faudra être ferme. Ma solution a été ce que j’ai nommé la « Magic box ». C’est un grand bocal dans lequel je mets tout ce qui est lié à la tentation (les tablettes Milka offertes, les Ferrero etc.). Ce bocal est rangé en haut d’un placard, de sorte que je ne le vois pas au quotidien. Parfois je le revois et l’attrape, enfin j’essaye je l’ai placé assez haut ^^ et prends une seule gourmandise. Cela reste occasionnel, sous peine de replonger… Il faut considérer cette étape comme un vrai sevrage.

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La rechute

Comme mentionné en introduction, il ne faut pas oublier que c’est une addiction à part entière, même si vos proches ne le comprennent pas. Cet été, en vacances j’ai succombé à la passion Oréo + granola (les 6 paquets à moi toute seule en une journée, hein, je ne fais jamais les choses à moitié) que mes nièces avaient pour leur goûter (oui en plus de ça je leur mange leur goûter #OukelestVilaine) et la patatra ! Tout est revenu au galop, impossible d’arrêter les jours qui ont suivi. Donc re-sevrage obligatoire en rentrant ! Je n’allais pas me laisser abattre, même si cela a pris 3 semaines, je suis revenue à ma bonne routine. Celle que mon corps aime, celle qui me fait aimer mon corps davantage.

Bilan

Bon déjà on se rend compte que ce sont vraiment des problèmes de « pays riches » et que souffrir de cette addiction est, relativisons, plutôt « bon signe » quant à notre vie. Cela fait un an que je ne suis plus dépendante du chocolat, du moins que je canalise ce penchant, ce qui est déjà une belle victoire. Je parviens à dire au restaurant en fin de plat « non pas de dessert, un café merci » ce qui est croyez-moi un exploit. Le chocolat appelle le chocolat. Le sucre appelle le sucre. Ce qui veut dire aussi que moins on en mange moins on en ressent la nécéssité. Après, certaines préparations adorées auparavant sembleront même trop sucrées ! Voici un article qui vous donne 10 astuces pour arrêter de grignoter.

Bref, « il suffit » d’un peu de volonté, d’une bonne prise de conscience et d’accepter de changer ses habitudes et le faire accepter à son entourage. Le changement est à 80% dans notre caddie de courses.

Écrit par Lotus & Bouche Cousue