Protégeons notre fertilité

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Aujourd’hui, je vais aborder un sujet inédit sur le blog : la fertilité. Nous savons désormais tous que nous disposons d’un capital soleil qui se consomme à chaque exposition, jusqu’à s’user. C’est finalement assez similaire pour la fertilité. Voilà pourquoi il est important d’aborder ce sujet.  

La fertilité est un réel sujet de société : un couple sur quatre ne parvient pas à avoir d’enfant lorsqu’il le décide. Malgré les avancées de la médecine, à chaque mal il n’existe pas systématiquement un traitement. Mais pourquoi compter sur un traitement quand on sait qu’il aurait suffi de mettre en place quelques habitudes avant pour éviter cela. Anticiper serait peut-être la meilleure des fertilités ? C’est pour cela que qu’il me tient à cœur de relayer un collectif qui s’est créé pour une grande campagne de prévention nationale à destination des jeunes.  

Une campagne dédiée, enfin !

« Protège ta fertilité » ose aborder un sujet aussi bien tabou que gênant pour une cible de 18-24 ans : préserver son capital de procréation. 

L’objectif ? Les informer différemment sur les principaux facteurs de risques des troubles de la fertilité, à un âge où on leur apprend surtout comment ne PAS avoir d’enfant. 

 « En France, on sensibilise les jeunes dès le collège pour leur apprendre comment ne pas avoir d’enfant, notamment au travers des différentes techniques de contraception. Mais finalement, à aucun moment nous ne leur enseignons que leur fertilité est précieuse et qu’il faut la protéger. » explique Nicolas Chevalier, gynécologue au centre AMP Saint Roch de Montpellier.

Contrairement à ce que l’on pense souvent, avoir un enfant, ce n’est pas un acquis pour tous, et ça n’arrive pas forcément instantanément dès qu’on décide d’en avoir un. Et lorsque le désir d’un enfant est inassouvi, c’est toute une vie, même deux qui sont directement impactées : celles d’un homme et d’une femme. 

En effet, selon le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) en 2012 en France, 18 à 24% des couples sont confrontés à des problèmes d’infertilité en France, soit près d’un couple sur 5[1]. Une des principales causes de ces difficultés à concevoir : le recul de l’âge moyen pour le premier enfant. En 2017, ce dernier était d’environ 30 ans selon l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), contre 26 ans en moyenne en 1975. [2]  Ce recul s’explique en partie par l’envie de notre jeunesse de consacrer davantage de leur temps libre à diverses activités ou encore d’atteindre une certaine stabilité financière.[3] Cependant, une réalité : le capital fertilité d’un homme ou d’une femme est à l’image du capital soleil : il n’est pas illimité et se consomme rapidement !

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de prendre soin de sa fertilité au quotidien, si l’on est informé assez tôt ! De nombreux aspects de nos modes de vie actuels peuvent avoir une influence négative sur notre capacité à concevoir un enfant : âge de plus en plus tardif, tabac, pollution, stress, mauvaise alimentation, etc. Autant de comportements dont on ne soupçonne pas forcément l’importance et les conséquences ! 

Mais de quoi exactement parle-t-on lorsqu’on parle d’infertilité ?

 L’infertilité est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « l’incapacité d’un couple à parvenir à une conception et à mener une grossesse à terme après un an ou plus de rapports sexuels réguliers et protégés pour les femmes de moins de 35 ans et après six mois pour les femmes de plus de 35 ans. » Lorsqu’on évoque le terme d’infertilité, il est souvent trop tard, alors que les risques auraient pu être évoqués bien avant. 

Les facteurs de risques ?

Il existe de nombreux facteurs de risque concernant l’infertilité, mais ces facteurs sont de manière générale nocifs pour beaucoup d’autres choses, voilà pourquoi il est important que les plus jeunes les intègrent :

–   L’âge : aujourd’hui, on assiste à un recul de l’âge de conception pour avoir un premier enfant. L’âge du premier enfant en France est d’environ 30 ans aujourd’hui, contre 26 ans en 1975. Ce recul de l’âge est dû à de nombreuses raisons (durée des études, volonté de « profiter plus », etc.) mais l’horloge biologique ne s’arrête pas ! 

–   Le tabac : chez les hommes comme chez les femmes, fumer engendre une baisse des réserves de spermatozoïdes et d’ovocytes et allonge les délais de conception d’un enfant. Par exemple, on estime que fumer baisse la fertilité féminine de 15%, et diminue la mobilité des spermatozoïdes de 17%. 

   L’alcool : la consommation excessive, très pratiquée par les jeunes en soirée a un réel impact sur la fertilité. 

–   Le stress : peut engendrer des perturbations hormonales, baisse de production de spermatozoïdes…

–   Le surpoids ou la maigreur excessive : un IMC trop haut (supérieur à 30) ou trop faible (inférieur à 16) : entraine une diminution de la fertilité chez la femme mais aussi chez les hommes.

–    Le sport en excès : notamment en course à pied -> chez l’homme on observe souvent une diminution du taux de testostérone et de la qualité du sperme. Chez la femme, dérèglement hormonal de l’hypophyse, cycles irréguliers… (si associé à apport calorique insuffisant). Ainsi, une dépense énergétique excessive peut altérer les ovulations et la spermatogénèse.

–   Les sources de chaleur : Pour les hommes particulièrement, la chaleur dégagée par un ordinateur portable par exemple réduit la production de spermatozoïdes, notamment si l’ordinateur est posé sur les genoux ou le ventre.

–  La consommation de stéroïdes anabolisants : a des effets sur la fertilité immédiate des hommes (réduction de la production de spermatozoïdes)

  • Le collectif BAMP!, une association de patients de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) représentée par Virginie Rio, co-fondatrice de l’association, apportant à cette campagne le regard des patients. La page Instagram @protegetafertilite, également disponible par hashtag #ProtègeTaFertilité et #ProtegeTaFertilite
  • Et découvrez le film de sensibilisation ici : clique ici

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